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Bienvenue sur le site de Twictée !

Que vous soyez twictonaute aguerri, débutant ou simple curieux, vous trouverez ici les ressources indispensables pour comprendre et utiliser le dispositif.

Mais d’abord qu’est-ce que la twictée ?

Twictée est la contraction de Twitter et dictée. C’est un dispositif d’apprentissage et d’enseignement de l’orthographe qui utilise (entre autres!) le réseau social Twitter.

Twictée peut être vue comme une dictée négociée au cœur de laquelle on trouve des justifications orthographiques écrites : les twoutils.

Ces  « petites leçons d’orthographe », à la fois explicatives et correctives, sont rédigées par les élèves à l’attention des pairs. Le twoutil tire sa force de la contrainte principale de Twitter : il est limité à 140 caractères.

Dans un cadre, extrêmement formel donc, l’élève est invité à synthétiser sa pensée orthographique. L’utilisation des balises, les fameux croisillons (#accordGN, #motinvariable, #homophone…), structure et automatise l’usage d’un langage grammatical partagé. Le contexte est sécurisant, l’erreur est non seulement dédramatisée mais devient point d’appui des apprentissages.

La dimension sociale du réseau autorise les échanges entre twittclasses venues des quatre coins de la francophonie. Twictée donne tout son sens à l’activité d’écriture que ce soit par le caractère universel des enjeux orthographiques mais également par l’intention de communication contenu dans le message publié.

Twictée ne se veut pas une fin en soi. Le dispositif doit pouvoir être intégré à l’écosystème d’enseignement de l’orthographe dans la classe. Si les connaissances sont construites lors des leçons de grammaire, de vocabulaire ou de conjugaison, les twictées donnent l’occasion aux élèves de mettre en oeuvre ces connaissances dans des exercices d’écriture basés sur la communication et l’explicitation. Avec les twictées, l’enseignant cherche à développer chez les élèves la vigilance orthographique, la capacité à se corriger, à réviser ses écrits, à mieux comprendre son profil de scripteur avec ses forces et ses fragilités.

Concrètement un « épisode » Twictée s’organise autour de quatre phases.

Dans un premier temps, les enseignants s’accordent sur les points d’orthographe à inclure et produisent le texte de la twictée. C’est une étape déterminante au cours de laquelle le message mais également les éléments de la twictée correspondent à une progression cohérente et harmonisée.

Pour les élèves la première phase consiste en une dictée individuelle « traditionnelle » suivie d’une négociation en groupe. L’objectif est de confronter les productions individuelles pour proposer une twictée par groupe tirant parti des réussites de chacun.

Ces twictées de groupe sont ensuite expédiées en mode privé à une « classe miroir » chargée de produire les twoutils. Un espace de travail collaboratif commun accessible à tout enseignant twictonaute permet de déposer les twictées de groupe.

À partir des twictées de groupe, les élèves de la classe miroir produisent donc les twoutils qui permettront à chaque groupe/élève partenaire de corriger sa production initiale. Cette phase de  design des twoutils est le coeur de la séquence d’apprentissage.

Une fois les twoutils reçus par la classe émettrice, appelée « classe scribe« , chaque élève s’engage dans la correction de son texte.

Ce retour sur des erreurs déjà analysées par ailleurs permet de réorienter le regard sur ses propres erreurs et d’automatiser des bonnes procédures orthographiques.

Vient enfin la phase d’évaluation des acquisitions et réussites par une dictée transfert (optionnelle et n’impliquant pas d’autres classes).

À l’issue de chaque twictée, la note est le plus souvent remplacée par des pourcentages de réussites autour de phénomènes orthographiques ciblés.

Ainsi, les twictées semblent répondre aux orientations de la circulaire de rentrée et à la réflexion engagée autour de l’évaluation positive. À l’image d’expérimentations telles que le « barême graduel », les twictées permettent de distinguer les compétences et de hiérarchiser les difficultés. Elles permettent d’engager l’élève dans une démarche réflexive et collaborative autour du renforcement de ses propres stratégies orthographiques.

Les plombiers

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